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Cette délibération porte sur l’activité proposée par l’association enfantine au travers de la Maison d’enfantine, nouveau centre de loisirs maternel sur le quartier Jouhaux installé au sein de l’école Jouhaux.
Ce secteur 5 de la Ville concentre un taux très élevé d'enfants de 3 à 6 ans vivant dans des familles en grande difficulté socio-économique ainsi que des familles mono parentales
De plus, il n'existe actuellement sur le quartier Jouhaux aucune structure de proximité
Face à ce constat, la ville a décidé d'accompagner ce nouvel accueil de loisirs qui développe une pédagogie particulièrement adaptée aux enfants en difficulté d'apprentissage et des enfants porteurs de handicap qui pourront d'ailleurs être accueillis jusqu'à 8 ans.
Ce projet co-financé par la CAF, au travers du nouveau contrat Enfance Jeunesse, est intéressant à plus d’un titre.
Le projet pédagogique de la Maison d’enfantine a trois objectifs prioritaires :
· Favoriser la construction de la personnalité de l’enfant par la mise en place d’actions éducatives d’éveil et de socialisation. Notamment au travers de l’apport de la pédagogie Montessori
· Favoriser l’accueil d’enfants porteurs de handicap
· Favoriser la rencontre de publics d’origines sociales différentes : sur les 24 places (10 / quartier ; 10 / extérieurs ; 4 / enfants porteurs de handicaps)
Le travail que réalise l’association se fait également en réseau avec l’ensemble des acteurs du quartier. La maison d'enfantine travaillera en partenariat étroit avec les structures du quartier existantes: centres sociaux, bibliothèque, structures socioculturelles, et s'impliquera dans les temps festifs, journées portes ouvertes organisées par les partenaires.
La Maison d’enfantine est une offre complémentaire, qui propose une démarche différente de celles portées par les autres centres de loisirs du secteur. Ce projet fera l'objet d'une évaluation externe afin de vérifier la réalisation des objectifs, la possibilité d’un ajustement continu et la mise en évidence d’enseignements pratiques et théoriques
Lundi
en conseil municipal nous avons délibéré et voté autour de la convention que la ville et la CAF allait signer dans le cadre du partenariat pour la mise en place d'une structure passerelle sur le
quartier Jouhaux. L'ensemble des conseillers municipaux ont voté pour excepté le groupe PC qui a voté contre ne souhaitant pas que le ville palie au désengagement de l'Etat et
à l'action engagé par l'état contre l'école maternelle. Pour nous la structure passerelle ré-affirme l'importance de l'école, elle n'est qu'un passage. Nous connaissons tous le rôle manifeste que joue l’école maternelle en faveur des enfants les moins favorisés devant l’accès au
savoir. L’école maternelle constitue le socle éducatif et pédagogique sur lequel s’appuient et se
développent les apprentissages qui seront systématisés à l’école élémentaire.
Mais nous connaissons également l'enjeu que représente une scolarité bien démarrée pour le déroulement ultérieur de la scolarité.
Si pour les 2-3 ans, en zone d’éducation prioritaire, des très petites sections de maternelle existent, certains enfants n'ayant jamais évolué dans un milieu collectif extra familial ont des difficultés à intégrer l'école
Alors, mettre en place et assurer de bonnes conditions d’accueil des tout-petits et à travers elles, les conditions
d’une scolarité bien démarrée peut contribuer à une scolarité réussie. Pour répondre aux besoins
particuliers de ces enfants et de leurs familles, la ville en partenariat avec l'EN, et la CAF souhaite mettre en œuvre une STRUCTURE
PASSERELLE. Cette expérimentation s’inscrit dans un cadre global d'élaboration d'une politique
éducative pour les enfants de 0 à 18 ans sur le territoire de la Ville à travers le Projet Educatif Grenoblois. Elle répond en particulier aux objectifs de continuité éducative et de réduction
des inégalités sociales portés par celui ci. Cette structure
passerelle n'est ni un nouveau mode de garde, ni une classe maternelle, ni un jardin d'éveil par rapport
auquel la Ville et son CCAS se sont d'ailleurs clairement positionnés en ne répondant pas à l'appel d'offre de la CAF. C'est une nouvelle manière de préparer les enfants à l'école afin de leur donner toutes les chances de réussir leur parcours scolaire. Pour l'enfant, c'est un
temps privilégié pour se séparer en douceur de ses parents, apprendre les règles d'une vie en groupe, s'approprier peu à peu ce que sera l'école
La structure passerelle doit permettre de faciliter la séparation au moment de l’entrée à l’école, qui peut être difficile pour certains enfants… mais peut-être parce qu’elle l’est plus encore pour certains parents.
C'est pourquoi une des caractéristiques du projet réside dans l'implication des parents qui sont pleinement partenaires du projet. Ils seront invités à partager des activités avec leurs enfants mais pourront aussi, lors de rencontres avec d'autres parents, partager leurs savoir-faire et leurs questionnements. L'objectif étant de positiver les rapports entre les parents et l’école lors de l'entrée des enfants à l'école maternelle. Les liens avec les autres structures du secteur permettront aux parents de trouver aussi d’autres espaces de socialisation, notamment au travers d’activités proposées.
Il s’agit bien de faire exister une dynamique à l’échelle des quartiers concernés . Cette structure passerelle qui s'est construite avec nos partenaires : la CAF (d’où la délibération ce soir qui porte sur la convention), l’éducation Nationale (convention d'objectifs, signée le 15 Juin 2009 pour 5 ans), sera implantée à l'école Jouhaux, sur le secteur 5 de la Ville, dans un quartier prioritaire de la Politique de la Ville classé en Zone Urbaine Sensible.
Il s'agit bien ici de mutualiser les compétences des institutions concernées en développant un maillage petite enfance cohérent. Il me paraît important ici de réaffirmer les objectifs que nous poursuivons ici dans le cadre de cette expérimentation.
On peut parler d’objectifs de meilleure réussite scolaire d’une part, et d’objectifs de socialisation d’autre part. Il s’agit de permettre aux enfants de démarrer leur scolarité dans les meilleures conditions. D’une part, en établissant une relation sereine et positive entre l’enfant (et ses parents) et l’institution scolaire et les enseignants. D’autre part, en compensant, dans toute la mesure du possible, les écarts à l’entrée à l’école, liés au contexte dans lequel l’enfant a grandi, qui risqueraient d’obérer ses acquisitions ultérieures.
C’est sans doute aussi un élément important pour atténuer ou prévenir les difficultés
rencontrées par certaines de ces familles…À ce titre, et parce qu’on se situe assez tôt dans la vie de l’enfant, la
structure passerelles peut jouer un rôle de prévention
Alors les
objectifs :
Pour les
enfants
Participer à la réduction des inégalités
Améliorer les conditions d’entrée des enfants de 2 à 3 ans à l'école
maternelle,
Faire passer l'enfant au statut d'élève à son rythme, en mettant en place des actions
éducatives d’éveil et de socialisation adaptées,
Permettre l'adaptation progressive à l'école et accompagner la séparation de l'enfant avec sa famille
Pour les parents
Favoriser les relations parents/enseignants en accompagnant les parents en amont
Favoriser le lien entre les familles et les acteurs sociaux du
quartier,
Valoriser le rôle des parents,
Qui sont les professionnels encadrant ?
Une éducatrice Jeune Enfants, salariée du CCAS, Une
professeure des écoles portée par l’Education nationale et une ATSEM, salariée de la Ville de Grenoble. Ces professionnels travaillent déjà ensemble depuis près d’un mois sur le projet éducatif ey pédagogique qui sera proposé aux
enfants et à leur famille. La semaine prochaine, un comité de pilotage avec les différentes institutions
se réunira pour valider le projet pédagogique et éducatif et formaliser l'inscription des enfants. La
commission d’orientation se réunira début décembre afin de valider l'entrée des enfants dans la structure passerelle en fonction des critères définis
et dans le respect des règles déontologiques. Enfin une évaluation extérieure sera mise en place, évaluation nécessaire dès la première année.
Quels enfants ?
L'accueil des enfants répond à des critères particuliers. Jusqu'à 24 enfants de 2 et 3 ans, en priorité des enfants n'ayant connu aucune expérience de vie collective extra
familiale, des enfants primo-arrivants…Les familles seront habitantes des quartiers classés en ZUS et dépendront des périmètres scolaires Grand châtelet, Jouhaux Teisseire. Les parents, qui peuvent être orientés par les professionnels du
secteur (la PMI, santé scolaire, structure petite enfance, centres sociaux) décident, après validation par la commission d'orientation composée de la Ville, du CCAS et de l'EN, d'inscrire leur
enfant.
La première, en poursuivant la démarche de rassemblement
engagé pendant l’été. Nous préparerons l'alternative de 2012 et aussi, la transformation du camp progressiste.
Deuxième exigence, cette démarche politique nouvelle ne peut s'établir que dans la transparence et sur un travail de fond. L’objectif de la réunion de Dijon était
de réfléchir et de faire des propositions sur la question éducative.Et ce fut le cas.
Troisième exigence, faire vivre une démarche d’ouverture avec des personnalités telles que Robert Hue ou Christiane Taubira, des personnalités socialistes, du Modem ou des Verts. Il s'agit aussi de débattre aussi avec les représentants des syndicats, des associations et des personnalités de la société civile. Cette démarche d'ouverture est unique.
Samedi, les participants des ateliers Espoir à gauche se sont retrouvés à Dijon pour échanger sur l’Education. De ces débats auxquels nous étions plus d'un millier de personnes, sont sortis "des propositions", synthétisées lors de la table ronde finale comme les prémices d’un "contrat de gouvernement, d’une réforme de l’Education nationale que les participants seront capables de porter ensemble", dixit Vincent Peillon.
Ces ateliers ont porté sur plusieurs questions :
Les forces politiques de gauche et de progrès étaient présente (Marielle de Sarnez ,Jean-Luc Bennahmias, Robert Rochefort,Nathalie Griesbeck, Aurélie Filippetti,
Julien Dray, Jean-Louis Bianco, David Assouline, Jean-Pierre Mignard, Najat Belkacem, François de Rugy et Gabriel Cohn-Bendit). Des associations de parents d'élève (FCPE), La ligue de l'Enseignement, des syndicats enseignants.Et aussi Olivier Ferrand, président du think tank Terra Nova et des
chercheurs spécialistes de l'éducation.
J'ai participé à deux ateliers sur la continuité éducative et le temps de l'éducation et nous avons pu échanger notamment sur l'importance de traiter de l'éducation pour les touts petits au sein des équipements collectifs, des experimentations, du temps de l'enfant, de la question du periscolaire...
je vous laisse le soin d'aller sur le site www.le-rassemblement.fr pour retrouver les synthèses des ateliers et participer aux forums.
Seule ombre au tableau, le jeu de ségolène. Alors même qu'elle défendait une action extremement intéressante les tickets contraception, elle n'a pu s'empêcher de venir bousculer cette rencontre. Les journalistes s'en sont donnés à coeur joie et le fond n'a pas été portée. Nous souhaitions que les présidentiables ne viennent pas tout de suite aux rencontres pour permettre à tous de travailler à un projet commun. Elle n' a pas souhaité jouer le jeu. Dommage mais pas très grave. Nous avons commencé à constuire et nous allons continuer : rendez vous le 23 janvier pour aborder la question de la VIème République.
Cette démarche est constructive, combattive et fédératrice, nous devons nous engager.