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Petite enfance

Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /2010 12:00

Membre du collectif "Pas de BB à la consigne" je vous invite à signer la pétition et à nous rejoindre jeudi  11 mars

Pour améliorer et développer les modes d' accueil et la scolarisation des jeunes enfants

Nous affirmons qu’une politique publique ambitieuse pour la petite enfance constitue un investissement pour l’avenir. Elle doit permettre à toutes les familles qui le souhaitent d’accéder pour leur enfant à un mode d’accueil de qualité ou à l’école maternelle sans barrière financière. Elle est la première condition pour assurer le droit au travail des femmes.
A l’inverse, les mesures et projets gouvernementaux concernant les modes d'’accueil et l'école maternelle convergent, en dépit des annonces ministérielles, vers une dégradation des dispositifs existants, au détriment des attentes des familles et des besoins fondamentaux des enfants.

Il s’agit notamment :

- du projet de diminuer la proportion des professionnels les plus qualifiés (éducateurs de jeunes enfants, puéricultrices et auxiliaires de puériculture) dans les établissements et services d’accueil des jeunes enfants (crèches, multi-accueils…) ;

- de l’extension des capacités maximales d’accueil des assistantes maternelles de trois à quatre enfants et de la création de regroupements d’assistantes maternelles pouvant accueillir jusqu’à 16 enfants sans aucune règle collective de fonctionnement ;

- de la création expérimentale de 8000 places de jardins d’éveil d'ici 2012 pour les enfants de deux à trois ans, prévoyant un taux d’encadrement d’un adulte pour 8 à 12 enfants au lieu d’un pour 8 enfants du même âge actuellement pratiqué dans les crèches ;

- de la perte de 68 000 places depuis 2000 pour cette tranche d’âge en école maternelle du fait des suppressions massives de postes d’enseignants, qui pourrait augurer d’une attaque plus globale contre l’école maternelle, malgré les propos du ministre de l'Education nationale..

Il en résulte :

- une atteinte inadmissible à la qualité d’accueil des enfants. En effet, selon de nombreuses études réalisées en France et à l’étranger, celle-ci serait liée à un ensemble de critères prenant en compte les niveaux de qualifications professionnelles, les taux d’encadrement, la taille restreinte des groupes d’enfants ainsi que des temps de réflexion sur les pratiques, qui favorisent une prise en compte de l’enfant et de sa famille dans une relation individualisée ;

- une croissance annoncée des capacités d’accueil, sans garantie d’une augmentation correspondante du personnel qualifié auprès des enfants ;

- une pénalisation financière supplémentaire pour les familles concernées, si le taux de scolarisation des 2-3 ans régresse.

- la pérennisation d’une situation où plus de la moitié des familles demeurent privées de tout véritable choix, ce qui conduit de nombreuses femmes à adopter une solution contrainte de retrait du marché du travail.

Cette dégradation des conditions d’accueil ou de scolarisation des jeunes enfants est inacceptable mais elle n’est pas inéluctable. L’exigence de qualité pour l’accueil des jeunes enfants est légitime et indispensable pour promouvoir leur développement et leur bien-être et répondre aux attentes de leurs familles, sur l’ensemble des territoires.

C’est pourquoi, nous nous mobilisons pour la reconnaissance de la spécificité des besoins d’enfants de moins de 3 ans lors de leur accueil en dehors du milieu familial et en collectivité, conformément aux connaissances scientifiques et pratiques acquises depuis 30 ans : à savoir la nécessité d’assurer au sein du groupe d’enfants un accompagnement  en mesure de soutenir le développement singulier de chaque enfant.

Nous demandons en conséquence : 

- le respect d’un taux d’encadrement d’au moins un adulte pour 5 enfants qui ne marchent pas puis d’un pour 8 enfants qui marchent en établissement d’accueil (sachant que ces taux sont de un pour 3 à un pour 5 avant trois ans dans plusieurs pays européens). En maternelle, nous demandons la présence d’un enseignant et d’un ATSEM à temps plein pour 15 enfants ;

- le maintien et l’amélioration des taux actuels de professionnels qualifiés, par l’accroissement des places dans les écoles de formation (auxiliaires de puériculture, puéricultrices, éducatrices de jeunes enfants…) et par l’accroissement des postes d’enseignants et d’ATSEM, formés à l'éducation et à l’accompagnement de tout jeunes enfants ;

- l’arrêt des politiques publiques en défaveur des modes d’accueil collectifs et la promotion d’un plan de formation et de recrutement de professionnels qualifiés de la petite enfance ; 

- l’arrêt des suppressions de postes dans l’éducation nationale et le rétablissement des postes supprimés (40 000 en trois ans). L’école maternelle ne doit pas servir de variable d’ajustement et doit au contraire être dotée des moyens nécessaires pour que chaque famille qui le souhaite puisse scolariser son enfant entre deux et trois ans dans des conditions adaptées à cet âge d’entrée à l’école maternelle ;

- le renforcement et le développement des structures et des dispositifs, publics ou à but non lucratif, pour l’accès aux modes d’accueil et à l’école maternelle des jeunes enfants, en privilégiant la continuité de l’accueil (0-3 ans en établissement d’accueil, 2-6 ans en maternelle) ;

- l’abandon des regroupements d’assistantes maternelles qui constitue le sommet de la déréglementation avec l’absence de tout encadrement et le maintien des contrats de gré à gré avec les parents employeurs ;

- l’abaissement du reste à charge financier pour les familles, leur permettant réellement d’accéder au mode d’accueil de leur choix, pour aller progressivement vers la gratuité des modes d’accueil.

Associations et syndicats, représentant les familles, les professionnels de la petite enfance et de l’Education nationale, nous nous engageons conjointement et appelons tous les citoyens à nous rejoindre et se mobiliser pour atteindre ensemble ces objectifs.

 

---------------------------------------------
Premiers signataires :

ACEPP (Association des Collectifs Enfants Parents Professionnels)
AFPEN (Association Française des Psychologues de l'Education Nationale),
ANAP (Association Nationale des Auxiliaires de Puériculture),
ANAPSYpe (Association Nationale des Psychologues pour la petite enfance),
ANPDE (Association Nationale des Puéricultrices diplômées d’Etat et des Etudiantes),
Association Pikler Loczy,
CADRESPE (Collectif d’Association de Directeurs et Responsables d’Etablissement et Services Petite Enfance),
CEEPAME (Comité d'Entente des Ecoles Préparant aux Métiers de l'Enfance),
CEMEA (Centres d'Entraînement aux Méthodes d'Education Active),
CERPE (Centre d'Etudes et de Recherches pour la Petite Enfance),
CFDT Interco des Services Publics Parisiens,
CFTC (Administration Parisienne),
CGT (Confédération Générale du Travail),
CGT Crèches et PMI 93,
CGT Educ'Action,
CGT Fédération des Services Publics,
CGT Petite Enfance Ville de Paris,
CNDF (Collectif National pour les Droits des Femmes),
La CSF (La Confédération Syndicales des Familles),
FCPE (Fédération des Conseils de Parents d'Elèves),
Fédération CFDT Interco,
Fédération Nationale Sud Santé-Sociaux,
Femmes solidaires,
FNEJE (Fédération Nationale des Educateurs de Jeunes Enfants),
FSU (Fédération Syndicale Unitaire),
IRAEC (Institut de Recherche Appliquée pour l'Enfant et le Couple),
MP4 (Mouvement pour une parole politique des professionnels du champ social),
Passerelles EJE,
Réseau Féministe "Ruptures",
SE-UNSA (Syndicat des Enseignants du premier degré et du second degré d'UNSA Education),
SNMPMI (Syndicat National des Médecins de Protection Maternelle et Infantile),
SNP (Syndicat National des Psychologues),
SNPI-FSU (Syndicat National des Personnels d'inspection),
SNU CLIAS-FSU (Syndicat National Unitaire des Collectivités Locales),
SNUipp-FSU (Syndicat National Unitaire des Instituteurs, Professeurs des écoles et PEGC de la FSU),
SUPAP-FSU(Syndicat Unitaire des Personnels des Administrations Parisiennes),
Syndicat UCP/UNECT Ville de Paris - personnels de la Petite enfance,
UFAL (Ufal des Familles Laïque),
UFNAFAAM (Union Fédérative Nationale des Associations de Familles d’Accueil et Assistantes Maternelles),
UNSA (Union Nationale des Syndicats Autonomes),
UNSA Education,
UNSA Petite Enfance Ville de Paris,
USD Santé et Action sociale CGT Paris.

Par Céline Deslattes - Publié dans : Petite enfance - Communauté : VUES DE GAUCHE
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /2010 09:56

L'association pas de BB à la consigne dont je suis membre lance, comme je vous l'avais dit dans mon précédent post un appel.


RV donc le 11 mars devant la Préfecture

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Par Céline Deslattes - Publié dans : Petite enfance
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /2010 01:06

vous trouverez ci-joint un courrier de l'AMF adressé au gouvernement pour participer à la défense du service public de la petite enfance. Le voeu que nous avions porté Olivier Nobliecourt et Moi en conseil Municipal en janvier dernier est porté maintenant par beaucoup d'autres.

 Venez partager le groupe facebook

http://www.facebook.com/group.php?gid=287189038103

Le gouvernement fait toujours la sourde oreille


Nous devons tous et toutes nous mobiliser...
Par Céline Deslattes - Publié dans : Petite enfance - Communauté : VUES DE GAUCHE
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 15:11

L’inclusion ou l’exclusion de la petite enfance dans la directive 2006/123/CE du 12 décembre 2006 relative aux services dans le marché intérieur résulte d’un choix national. Le Danemark ; l’Allemagne et la Belgique ont fait le choix d’exclure du champ d’application de la directive l’ensemble des activités relevant du secteur social. L’Autriche a écarté de son champ les activités requérant un financement public.

 

En France, l’Association des Maires de France (AMF), l’Union Nationale des CCAS (UNCCAS) et l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux (l’UNIOPSS) ont demandé au gouvernement l’exclusion de la Petite Enfance du champ de la directive. Cette position fait aujourd’hui l’objet d’un consensus de l’ensemble des acteurs du secteur de la petite enfance.

 

Or, sans aucun débat public, le gouvernement a remis un pré-rapport à la commission européenne le 28 décembre dernier, qui inclut la petite enfance dans le champ de la directive. La France doit finaliser son rapport sur la transposition de la directive pour la fin du mois de février 2010.

 

A Grenoble, le service public de la petite enfance, fort de 30 crèches et de 600 agents qualifiés, permet de proposer 1220 places, accueillant plus de 3000 enfants chaque année, dont un tiers d’enfants vivant sous le seuil de bas revenus. A Grenoble comme en France, le service public de la petite enfance participe non seulement à la lutte contre les déterminismes sociaux, mais aussi à la promotion du travail des femmes et à l’accompagnement à la parentalité. Son impact est aussi jugé déterminant dans la forte natalité qui caractérise notre pays en Europe.

 

Faisant suite aux nombreux reculs déjà constatés (diminution des normes d’encadrement, désengagement financier de la CNAF, promotion de modes de gardes favorisant les ménages aisés…), l’inclusion de la petite enfance dans le champ d’application de la directive service serait une décision particulièrement grave, mettant en péril, à terme, la gestion publique des crèches. En effet, la logique de marchandisation et de mise en concurrence entre gestionnaires conduirait à la fois à une diminution de la qualité de l’accueil des enfants et à un désengagement de financements publics, ceux-ci devant être justifiés selon les critères d’un marché libéralisé et non plus ceux d’un service public.

 

Compte tenu de l’impact grave sur le service public municipal d’accueil de la petite enfance et plus largement, sur les enfants de 0 à 3 ans à Grenoble comme dans notre pays, particulièrement les plus fragiles socialement, nous demandons :

 

-         au Président de la République de défendre le service public de la petite enfance en l’excluant du champ d’application de la directive2006/123/CE du 12 décembre 2006 relative aux services dans le marché intérieur ;

-         au Premier Ministre de saisir dans les meilleurs délais le Parlement pour mettre au débat public l’enjeu fondamental de l’application nationale de la directive « service », dans le secteur de la petite enfance et plus largement de l’action sociale.

Par Céline Deslattes - Publié dans : Petite enfance - Communauté : VUES DE GAUCHE
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /2009 13:40
Par Céline Deslattes - Publié dans : Petite enfance
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